Curieuse déclaration de la municipalité de droite à propos des centres sociaux il y a quelques jours. « Elle espère retrouver les agréments CAF qu’elle avait perdus ».
Mais pourquoi la CAF a-t-elle retiré ses agréments ? Précisément à cause de la gestion par la municipalité des centres sociaux depuis 11ans. L’équipe Fournier – Lachaud a toujours voulu contrôler étroitement les centres sociaux, sans lien avec le tissu associatif existant dans les quartiers. Résultats ? Les centres sociaux apparaissent comme isolés des quartiers ; ils sont nettement sous-utilisés : on parle parfois de « coquilles vides ». Aujourd’hui la majorité de droite dit vouloir changer de gestion, mieux associer les associations et relancer les centres sociaux. Qu’est-ce qui l’a empêché de le faire depuis 11 ans ? Leur attitude rappelle celle de leur chef Sarkozy, qui prétend être le « candidat du peuple » après avoir été celui des milliardaires du Fouquet’s pendant 5 ans.
Le record concerne Pissevin. En 2001, dès l’arrivée au pouvoir municipal de la droite, celle-ci a vendu le local acheté dans la galerie Wagner pendant l’époque Clary pour y faire un Centre Social. Au bout de plusieurs années, sous la pression des habitants, des associations, la municipalité a acheté l’ancien temple de la place Calvin. Mais elle n’y a rien fait : l’ancien temple est aujourd’hui vandalisé et squatté. La municipalité n’a même pas daigné étudier le projet, porté par des habitants très divers du quartier, d‘installer un Centre Social dans le niveau 1 du parking Debussy, en liaison avec la médiathèque Marc Bernard. Et maintenant, on nous propose un Centre Social « éclaté » (un comble pour un « Centre » !) : les vieux dans les locaux du club du 3ème âge ; les jeunes dans un local déjà utilisé successivement par plusieurs associations s’adressant à eux; du soutien scolaire dans une école. Que voilà un projet central, social, innovant, cohérent, et à la taille d’un quartier de 11 000 habitants !
La réalité vécue par les habitants des quartiers, c’est un abandon par les pouvoirs municipaux et nationaux ; une ville à deux vitesses, où les périphéries sont sacrifiées et ghettoïsées. Au contraire, au Front de Gauche, nous voulons faire de la ville un espace commun du bien vivre ensemble. Dans le cadre d’une politique de développement global du territoire, nous voulons organiser des quartiers équilibrés, dans une ville favorisant la cohésion entre les habitants et le vivre ensemble. Ces politiques seront débattues obligatoirement dans les collectivités, pour permettre l’implication des habitants, des associations et des élus, qui seule garantira la qualité des projets.
Sylvette FAYET,
Conseillère municipale,
Candidate du Front de Gauche aux élections législatives – 1ère circonscription.
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