Pour une école
de l’égalité
A
Nîmes, nous subissons de plein fouet la politique de casse de
l’Education Nationale de Sarkozy – Fillon – Chatel. Ainsi
ceux-ci ont classé les quartiers du Chemin-Bas, de Pissevin et de
Valdegour en « ECLAIR » : Ecoles Collèges et Lycées
Ambition Insertion Réussite. Quelle
ambition ? quelle insertion ? Quelle réussite ?
Il
y a une redéfinition des rôles et des statuts des enseignants (qui
rendent leur travail plus difficile et moins efficace), mais aussi
une aggravation de la situation des enfants. Les enfants de 2 ans ne
sont plus admis en maternelle, alors que c’était une priorité en
ZEP ; de
même des parents doivent renoncer à la scolarisation de leurs
enfants de 3 ans faute de places d’accueil.
En primaire on ferme un poste à Courbet, à Valdegour (la classe de
Bruguier, au Chemin-Bas, est sauvée de justesse par la mobilisation
des parents, des enseignants, des élus dont Christian Bastid). Les
RASED (réseaux d’aide pour les enfants en difficulté) ont été
quasiment supprimés en 3 ans : ces enfants se retrouvent
grossir les rangs des classes « standard » sans aucune
aide particulière pour eux. Dans les collèges, on supprime des
postes : par exemple 18 heures de moins à Condorcet, à
Pissevin, une classe supprimée en 4ème.
Toutes les classes de 3eme DP6 du Gard disparaissent dans les
collèges : les élèves en 3ème
DP6 , parce
qu’ils avaient des difficultés, pouvaient bénéficier d’une
classe à effectifs légers et avaient une aide adaptée ; ces
élèves se retrouveront aussi dans des classes à 30 élèves ou
seront orientés dans quelques prépa pro dans un lycée
professionnel loin de chez eux, non sur la base du volontariat mais
d’un écrémage.
Dans les lycées professionnels on a carrément supprimé une année
de formation au bac pro.
Il y a une cohérence dans toutes
ces mesures. C’est le démantèlement de l’école pour tous. Le
gouvernement abandonne toutes les mesures pour vaincre la
difficulté scolaire. Certains enfants, issus des quartiers ou
des familles défavorisés, sont « condamnés » à une
formation minimale, qui leur offre un avenir bouché à l’avance.
Au
Front de Gauche, nous proposons au contraire de construire l’école
de l’égalité. Nous disons que l’échec
scolaire n’est pas une fatalité, que les
enfants sont tous capables ! L’urgence
pour nous, c’est un plan de lutte contre les
inégalités. Nous voulons construire une
culture commune ambitieuse, et refondre l’école sur le modèle de
l’élève qui n’a que l’école pour apprendre. Cela commence
dès l’école maternelle, que nous voulons défendre et
transformer. Nous voulons une éducation obligatoire de 3 à 18 ans,
dispensée par un grand service national et laïc d’éducation .
Dépenser pour l’école, c’est investir
dans l’avenir ; nous proposons de
porter la part du budget de l’Etat consacré à l’éducation de
5,8 à 7% du PIB.
C’est
tout ceci que portent la candidature de Jean Luc Mélenchon pour la
présidentielle et la mienne pour la législative.
Sylvette
FAYET,
Conseillère
municipale,
Candidate
du Front de Gauche pour les législatives (1ère
circonscription).
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