15 février 2012

Pour une école de l'égalité


Pour une école de l’égalité

A Nîmes, nous subissons de plein fouet la politique de casse de l’Education Nationale de Sarkozy – Fillon – Chatel. Ainsi ceux-ci ont classé les quartiers du Chemin-Bas, de Pissevin et de Valdegour en « ECLAIR » : Ecoles Collèges et Lycées Ambition Insertion Réussite. Quelle ambition ? quelle insertion ? Quelle réussite ?

Il y a une redéfinition des rôles et des statuts des enseignants (qui rendent leur travail plus difficile et moins efficace), mais aussi une aggravation de la situation des enfants. Les enfants de 2 ans ne sont plus admis en maternelle, alors que c’était une priorité en ZEP ; de même des parents doivent renoncer à la scolarisation de leurs enfants de 3 ans faute de places d’accueil. En primaire on ferme un poste à Courbet, à Valdegour (la classe de Bruguier, au Chemin-Bas, est sauvée de justesse par la mobilisation des parents, des enseignants, des élus dont Christian Bastid). Les RASED (réseaux d’aide pour les enfants en difficulté) ont été quasiment supprimés en 3 ans : ces enfants se retrouvent grossir les rangs des classes « standard » sans aucune aide particulière pour eux. Dans les collèges, on supprime des postes : par exemple 18 heures de moins à Condorcet, à Pissevin, une classe supprimée en 4ème. Toutes les classes de 3eme DP6 du Gard disparaissent dans les collèges : les élèves en 3ème DP6 , parce qu’ils avaient des difficultés, pouvaient bénéficier d’une classe à effectifs légers et avaient une aide adaptée ; ces élèves se retrouveront aussi dans des classes à 30 élèves ou seront orientés dans quelques prépa pro dans un lycée professionnel loin de chez eux, non sur la base du volontariat mais d’un écrémage. Dans les lycées professionnels on a carrément supprimé une année de formation au bac pro.

Il y a une cohérence dans toutes ces mesures. C’est le démantèlement de l’école pour tous. Le gouvernement abandonne toutes les mesures pour vaincre la difficulté scolaire. Certains enfants, issus des quartiers ou des familles défavorisés, sont « condamnés » à une formation minimale, qui leur offre un avenir bouché à l’avance.
Au Front de Gauche, nous proposons au contraire de construire l’école de l’égalité. Nous disons que l’échec scolaire n’est pas une fatalité, que les enfants sont tous capables ! L’urgence pour nous, c’est un plan de lutte contre les inégalités. Nous voulons construire une culture commune ambitieuse, et refondre l’école sur le modèle de l’élève qui n’a que l’école pour apprendre. Cela commence dès l’école maternelle, que nous voulons défendre et transformer. Nous voulons une éducation obligatoire de 3 à 18 ans, dispensée par un grand service national et laïc d’éducation . Dépenser pour l’école, c’est investir dans l’avenir ; nous proposons de porter la part du budget de l’Etat consacré à l’éducation de 5,8 à 7% du PIB.

C’est tout ceci que portent la candidature de Jean Luc Mélenchon pour la présidentielle et la mienne pour la législative.

Sylvette FAYET,
Conseillère municipale,
Candidate du Front de Gauche pour les législatives (1ère circonscription).

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